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À retenir
- Une solution compatible (SC), anciennement opérateur de dématérialisation (OD), est un logiciel de gestion capable de préparer et de traiter des factures électroniques, mais non immatriculé par la DGFiP.
- Utilisée seule, une SC ne suffit pas pour être conforme. Elle doit être raccordée à une plateforme agréée (PA) pour transmettre les factures et les données à l'administration fiscale.
- Avant de choisir, vérifiez à quelle PA votre logiciel est connecté et si le raccordement est déjà opérationnel. TeamSystem Facture, solution compatible reliée à la plateforme agréée Sellsy, vous permet de rester conforme sans changer vos habitudes.
Avec la réforme de la facturation électronique, les entreprises découvrent tout un nouveau vocabulaire. Plateforme agréée, solution compatible, PA, SC, ex-OD… Derrière cette accumulation de termes se cache pourtant une organisation assez simple : une solution sert à gérer les factures au quotidien, tandis qu’une plateforme agréée leur permet de circuler dans le circuit réglementaire.
La solution compatible conserve donc une place centrale dans la gestion d’une entreprise. Elle peut éviter de changer ses habitudes ou de multiplier les outils, à condition d’être correctement raccordée à une plateforme agréée. Voyons précisément ce qu’elle peut faire, quelles sont ses limites et comment vérifier que votre logiciel sera prêt pour les échéances de 2026 et 2027.
Qu’est-ce qu’une solution compatible ?
Une solution compatible est un logiciel, un ERP ou un outil de gestion capable de préparer et de traiter des factures électroniques, mais qui n’est pas immatriculé comme plateforme agréée par la DGFiP.
Elle peut prendre différentes formes : logiciel de facturation ou de comptabilité, solution de gestion commerciale, ERP, application bancaire ou outil de caisse. C’est généralement dans cette interface que l’entreprise crée ses devis et ses factures, contrôle ses documents, suit ses paiements et échange avec son expert-comptable.
La solution compatible ne remplace pas la plateforme agréée. Elle travaille avec elle. Elle prépare les factures et les données attendues, puis les transmet à une PA qui prend en charge leur acheminement réglementaire vers le destinataire et vers l’administration fiscale.
Les anciens OD deviennent des solutions compatibles
Avant l’adoption de cette nouvelle appellation, ces outils étaient connus sous le nom d’opérateurs de dématérialisation, ou OD. Un OD désignait déjà un logiciel intervenant dans la création, la conversion ou le traitement des factures sans disposer du statut de plateforme de dématérialisation partenaire.
Le passage d’« opérateur de dématérialisation » à « solution compatible » ne modifie pas les obligations des entreprises. Le nouveau terme insiste davantage sur la capacité du logiciel à fonctionner avec le dispositif de facturation électronique et à se connecter à une plateforme agréée.
Il ne s’agit donc pas d’un nouvel agrément. Une SC reste un acteur non immatriculé par l’administration fiscale en tant que PA. Elle peut néanmoins être identifiée par le label « Solution compatible – Facturation électronique », créé par la DGFiP afin d’aider les entreprises à mieux distinguer les différents acteurs.
Que peut faire une solution compatible ?
Le rôle d’une solution compatible est avant tout opérationnel. Elle se place au plus près des besoins quotidiens de l’entreprise et peut couvrir une grande partie du travail réalisé avant ou après le passage de la facture par la plateforme agréée.
Selon les fonctionnalités proposées, une SC peut notamment :
- créer des devis et des factures électroniques ;
- recevoir et centraliser les factures fournisseurs acheminées par une plateforme agréée ;
- traiter les formats structurés ou hybrides Factur-X, UBL et CII ;
- convertir les données dans le format attendu par le circuit électronique ;
- vérifier la présence des mentions obligatoires ;
- détecter certaines erreurs ou informations manquantes ;
- suivre le cycle de vie des factures et leurs différents statuts ;
- gérer les paiements, les retards et les relances ;
- s’intégrer à un logiciel comptable, un ERP ou un outil métier ;
- transmettre à la PA les informations nécessaires à la facturation électronique et à l’e-reporting.
Toutes les solutions compatibles ne proposent pas exactement les mêmes services. Certaines sont conçues pour les grandes organisations dotées de plusieurs logiciels et de flux complexes. D’autres, comme TeamSystem Facture, répondent aux besoins plus concrets des indépendants, TPE et petites entreprises comme créer une facture, suivre son règlement et conserver une vision claire de son activité.
Gérer les formats Factur-X, UBL et CII
Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail. Elle comporte des données organisées de manière à pouvoir être lues et traitées automatiquement par les systèmes informatiques.
La solution compatible peut préparer les documents dans l’un des trois principaux formats de facture électronique.
- Factur-X, qui associe un PDF lisible à des données XML structurées ;
- UBL, un format XML adapté aux échanges automatisés entre systèmes ;
- CII, également structuré en XML et utilisé dans des environnements plus techniques.
L’utilisateur n’a pas nécessairement à choisir ou à manipuler lui-même ces fichiers. Une SC peut réaliser la conversion en arrière-plan, en fonction du document créé et des exigences du circuit de transmission.
Contrôler les informations avant l’envoi
Avec la réforme, certaines données devront être présentes dans des champs précis afin d’être exploitées automatiquement. La solution compatible peut vérifier les informations connues de l’entreprise et signaler une anomalie avant que la facture soit transmise : SIREN du client absent, adresse incomplète, nature de l’opération non renseignée ou montant incohérent, par exemple.
Ce contrôle en amont limite les rejets et les corrections. Il est particulièrement utile lorsque les factures sont créées par plusieurs personnes ou lorsque les données clients proviennent de différents outils.
S’intégrer à la gestion quotidienne
Une SC ne sert pas uniquement à respecter une obligation fiscale. C’est aussi un outil de travail. Elle peut relier la facturation à la comptabilité, aux encaissements, au catalogue de produits et services ou aux données clients.
Cette dimension explique pourquoi une entreprise peut préférer conserver son logiciel habituel plutôt que travailler directement dans l’interface d’une PA. Si l’outil est déjà adapté à son activité et correctement raccordé au circuit réglementaire, cela simplifie les choses.
Ce qu’une solution compatible ne peut pas faire
Une solution compatible peut prendre en charge une grande partie de la facturation, mais elle ne dispose pas du même statut juridique qu’une plateforme agréée. Utilisée seule, elle ne suffit donc pas à remplir toutes les obligations de la réforme.
Une SC ne peut pas :
- transmettre directement une facture à la plateforme agréée du destinataire dans le circuit réglementaire ;
- recevoir directement une facture d’une autre PA sans passer par sa propre plateforme partenaire ;
- envoyer directement à l’administration fiscale les données de facturation, de transaction ou de paiement ;
- inscrire seule l’adresse de réception de l’entreprise dans l’annuaire central ;
- se présenter comme une plateforme agréée si elle n’est pas immatriculée par la DGFiP.
Pour réaliser ces opérations, la solution doit être raccordée à une plateforme agréée.
Une SC seule ne suffit pas pour être conforme
Les expressions « compatible 2026 », « conforme à la réforme » ou « prêt pour la facturation électronique » peuvent prêter à confusion. Elles ne signifient pas nécessairement que le logiciel est lui-même une plateforme agréée.
Cela ne remet pas en cause la qualité de la solution. Une SC peut parfaitement permettre à l’entreprise de respecter ses obligations, à condition que son raccordement à une PA soit prévu et opérationnel.
TeamSystem Facture illustre ce fonctionnement car il s’agit d’une solution compatible connectée à la plateforme agréée Sellsy. L’entreprise utilise TeamSystem Facture pour sa gestion quotidienne, tandis que la PA partenaire prend en charge le passage par le circuit réglementaire.
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Solution compatible ou plateforme agréée, quelle différence ?
Comme nous l’avons vu, les deux sont complémentaires. La solution compatible s’occupe principalement de l’usage quotidien et de l’intégration avec les outils de l’entreprise. La plateforme agréée apporte le statut réglementaire et assure la circulation officielle des factures et des données.
Comment savoir si votre logiciel est une solution compatible ?
La DGFiP a créé un label spécifique pour les solutions compatibles. Sa présence constitue un premier repère, mais elle ne dispense pas de vérifier le fonctionnement concret proposé par l’éditeur.
Commencez par consulter son site ou contactez son service client. Demandez des réponses précises aux questions suivantes :
- Le logiciel est-il une plateforme agréée ou une solution compatible ?
- À quelle PA est-il connecté ?
- Le raccordement est-il déjà opérationnel ou encore en développement ?
- Qui se charge de désigner la plateforme de réception dans l’annuaire central ?
- La réception et l’émission sont-elles incluses dans votre abonnement ?
- Les formats Factur-X, UBL et CII sont-ils pris en charge ?
- Comment les statuts des factures sont-ils affichés dans le logiciel ?
- Les données nécessaires à l’e-reporting sont-elles collectées et transmises à la PA ?
- Faudra-t-il ouvrir un compte séparé ou utiliser une seconde interface ?
Rappel : méfiez-vous surtout des formulations imprécises. « Partenaire de la réforme » ou « compatible avec la facturation électronique » ne permet pas, à lui seul, de connaître le rôle exact du logiciel. Un éditeur sérieux doit pouvoir nommer la PA utilisée et expliquer simplement le parcours d’une facture. Vous pouvez également consulter la liste des plateformes agréées.
Solution compatible ou plateforme agréée, que choisir pour votre entreprise ?
En pratique, le choix ne consiste pas à utiliser une SC ou une PA. Toute entreprise concernée devra passer par une plateforme agréée, directement ou par l’intermédiaire d’une solution compatible. Il faut plutôt choisir la manière dont vous souhaitez accéder au nouveau circuit.
Option 1 : conserver son logiciel actuel connecté à une PA
Cette option est pertinente si votre outil répond déjà à vos besoins et si son éditeur confirme son raccordement à une plateforme agréée.
Vous pouvez alors continuer à :
- créer vos devis et factures dans la même interface ;
- conserver vos données et vos habitudes de travail ;
- suivre vos clients, règlements et relances au même endroit ;
- laisser la connexion avec la PA fonctionner en arrière-plan.
Il faut toutefois vérifier les conditions commerciales, les fonctionnalités réellement incluses et la date à laquelle le raccordement sera disponible.
Option 2 : utiliser directement une PA avec des fonctions de gestion
Certaines plateformes agréées proposent une offre tout-en-un intégrant la création, le traitement et le suivi des factures. Cette solution peut convenir à une entreprise qui ne dispose pas encore d’un outil de gestion, ou qui souhaite revoir entièrement son organisation.
Avant de migrer, vérifiez que la PA couvre bien vos usages quotidiens : devis, catalogue, relances, synchronisation bancaire, export comptable, application mobile ou accès pour l’expert-comptable. L’agrément garantit le respect des exigences réglementaires, mais pas la présence de toutes les fonctions métier dont vous avez besoin.
Le bon critère : la simplicité du parcours complet
Pour une TPE ou un indépendant, le meilleur dispositif est généralement celui qui rend le rôle de la PA presque invisible. L’entreprise doit pouvoir créer sa facture, l’envoyer et suivre son règlement sans se demander à chaque étape quel acteur intervient.
C’est le positionnement de TeamSystem Facture : une solution compatible reliée à la plateforme agréée Sellsy. TS Facture reste l’outil utilisé au quotidien pour les devis, les factures et les paiements, tandis que la PA assure les échanges réglementaires nécessaires.
Dans tous les cas, une plateforme agréée devra être désignée pour la réception avant le 1er septembre 2026. À cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, y compris les TPE et micro-entreprises bénéficiant de la franchise en base de TVA. Les dates d’émission varient ensuite selon la taille de l’entreprise. Pour retrouver toutes les échéances, consultez notre calendrier de la facturation électronique.
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